Spéciale dédicace aujourd'hui pour une "consoeur de Canal" qui rédige ses petits billets avec brio et qui nous a récemment offert une superbe définition du "Kipu"... trop drôle, mais tellement réaliste... Je vous laisse apprécier ICI  ...

A mon tour de vous parler d'une espèce nuisible qui ne cesse de proliférer, hélas... Les "kibrailles".

Sur la route des vacances avec my Darling, nous en avons croisé quelques uns, damned... Cela faisait un moment que nous étions épargnés des effets néfastes de leur présence mais voilà, c'est avec un grand désarroi que nous avons dû nous résigner à les supporter durant notre séjour.

Alors, voyons voir... Définition du "kibraille" : Petit spécimen du genre humain, mâle ou femelle (je précise que la parité fonctionne très bien chez les kibrailles !) dont l'age se situe généralement entre 4 et 12 ans ; les touts petits kibrailles n'ayant pas encore atteint la maturité nécessaire afin d'exercer cette fonction naturelle, à savoir : emmerder le monde !

Quelque soit la saison, les kibrailles sont partout ne laissant aucun répit à ceux qui les subissent...

Pendant les fortes chaleurs estivales et bien que certains lieux privés ne leur soient pas exclusivement réservés, ils se sentent tout particulièrement à leur aise dans les endroits humides et ludiques de type piscine, sans le moindre respect ni intérêt pour le monde environnant. Le problème s'accentue par le fait que les kibrailles communiquent entre eux sans la moindre retenue, générant ainsi de grands rassemblements bruyants, survoltés aux échanges verbaux ponctués de grossièretés pour la plus grande souffrance de nos oreilles !

Le Kibraille généralement livré à lui même, est parfois accompagné d'adultes irresponsables, le terme de parents étant réservé à ceux qui accomplissent leur mission d'éducation et de civisme, cela va de soit !. Il exerce à fond son passe-temps favori sans la moindre contrainte, provoquant ainsi l'incapacité pour les autres espèces séjournant à proximité d'envisager détente et repos à moins de 150 mètres !

Somnoler sur un transat ou se réjouir de la lecture d'un bon bouquin relève de l'utopie car à l'heure dite de la sieste et contrairement à toute attente, c'est là que le kibraille est au meilleur de sa forme ! Totalement impossible alors d'entrevoir "Morphée", pas même quelques minutes et inaptitude totale à se concentrer sur votre prose du moment ! Seule alternative, boite à musique à donfe sur les cages à miel et feuilletage résigné d'un mauvais magazine people sans grand intérêt ! 

Les frasques des kibrailles ne provoquent chez leurs géniteurs aucune réaction de gêne, d'agacement ou de colère...  L'absorbsion d'une trop forte dose de "venin verbal" que les kibrailles génèrent aussitôt qu'ils ont la capacité de s'exprimer, doit être à l'origine d'une telle indifférence. Hormis certaines notions basiques d'éducation qui auraient dû leur être administrées dès le plus jeune âge, il n'existe aucun remède miracle pour lutter contre ce fléau. Pour les victimes, l'éloignement reste le moyen le plus efficace pour éviter migraines et exaspération.

Le kibraille mange salement et sème ses détritus partout et sans vergogne... le kibraille ne sait pas marcher, seulement courir, sauter et taper des pieds...  Le kibraille ne respecte rien ni personne et ne s'exprime qu'en braillant, évidemment ! Ce n'est qu'à la tombée de la nuit que les autres espèces peuvent enfin espérer retrouver pour quelques heures un peu de calme et de sérénité, sous réserve que les kibrailles ne soient pas sujets aux insomnies... auquel cas, la seule issue étant une fois de plus de fuir au plus vite le lieu contaminé, aucune autre alternative car il vous est interdit de mordre ou de frapper !!

Alors oui. Ce merveilleux petit nid déniché pour nos vacances a subi une invasion de kibrailles cet été...

Nous avons supporté leurs débordements sans broncher, sans contester...

De bon matin, avons  chevauché nos destriers à deux roues et nous sommes sauvés...

Nous sommes réfugiés dans ces petits coins de nature sauvages et peu fréquentés...

Avons contemplé le phénomène des marées...

Avons admiré les bateaux reprendre la mer et s'éloigner...

Nous sommes promenés et avons flâné dans les ruelles aux maisons blanches et volets colorés...

Avons dégusté coquillages et crustacés dans des cabanons isolés au beau milieu des marais...

Avons regagné notre hotel une fois la nuit tombée...

Pour profiter du calme enfin retrouvé sur cette magnifique Ile de Ré...

ATTENTION !!  Ne surtout pas réveiller un Kibraille qui dort... DANGER  !!

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